Nespresso, du rêve à la réalité. Blog de soutien aux salariés

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Délit d'entrave

Il n’y jamais eu de syndicat chez Nespresso.

J’ai donc décidé de devenir déléguée syndicale et j’ai crée la section syndicale CGT en juin 2007. Je travail sur le centre de relation client à Lyon.

 

 

Lors des premières négociations sur les salaires et conditions de travail (NAO) j’ai demandé un ensemble de documents. La plupart ne m’ont pas été remis, notamment ceux sur les heures supplémentaires induites par le service (finir un appel ou servir un client après son horaire normal de travail) et également le rapport de situation comparée homme femme. Un dossier pour délit d’entrave est en cours auprès de l’inspection du travail.

 

 

Après 10 mois d’exercice, je n’ai toujours pas de bureau.

Il a fallu trois jours pour monter des cloisons et faire un bureau au responsable du site et au formateur.

Réclamant par de nombreux courriers sans réponse depuis 3 mois, j’ai eu une réponse à l’oral. Il m’a été dit qu’un bureau serait mis à ma disposition prochainement. J’attends encore. Là encore les lois et jurisprudence sont formelles, c’est un délit d’entrave.

 

 

Ayant disposé des tracts en libre disposition des salariés sur mon panneau syndical, le responsable du site a tenté de m’intimider afin que je les retire alors que l’employeur n’a aucun droit ni pouvoir sur le contenu des affichages syndicaux.

Notons également, une séance de C.E. où le DG déclare que je n’ai pas le droit de parler et seulement d’assister (ce qui est totalement faux).

 

 

Ce qui est encore plus grave c’est que je représente les 650 salariés de NESPRESSO mais que la direction a refusé de discuter d’un accord sur le droit d’expression, résultat : la direction m’empêche de communiquer avec les salariés, je peux uniquement distribuer des tracts sur Lyon car j’y travaille et sur Paris quand j’y suis pour réunion.

Plus de la moitié des salariés sont ignorés sans vergogne alors que l’entreprise a l’obligation minimum de mettre à disposition des syndicats les moyens de communiquer avec tous les salariés. La direction a fait allusion à un accorr mais n'a jamais rien fait.

La direction bloque donc sciemment tout moyen de communication.

 

Et comme si celà ne suffisait pas, certains ont été réprimandé et subissent une surveillance permanente pour avoir été soupçonné d'avoir donné un tract à un collègue. Ils essayent de brimer ainsi toute communication, même infime.



23/04/2008
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